Papier froissé

des mots jetés, en vrac, confusion parfois, des petits morceaux de papiers froissés

mercredi 13 février 2008

Autre joueur joue encore

La putain s'est encore fait avoir. Elle jure à chaque fois qu'on ne l'y reprendrait plus. Mais avec son coeur d'artichaut à la con, et vlan, elle s'est encore fourrée dans une histoire à la con.

Il la contacte, lui fait son numéro de beau parleur. Pourtant, la putain, elle a drôlement l'habitude. Elle les sent. Elle se dit à chaque fois, mon coco, t'es trop beau pour être honnête, toi.

En plus, que connaît-il, le pauvre type, de la putain ? De ses envies, de ses espoirs ? Le type, il s'en fout, il a juste envie de la serrer un peu, contre lui, de la posséder. Oui, ils aiment bien ça, la sentir un peu à eux la putain. Elle leur fait cet effet-là. Alors parfois, elle a du mal à gérer.

Il se croyait plus malin. Mais au fond, même techniques. Ils ont tous les mêmes techniques. Il l'a un peu écouté, charmé, enrobé de ses phrases : avec moi ça ne sera pas comme avec les autres. Bah voyons ! Sérieusement, il croit berner qui ? Comment ça peut être vraiment différent. Elle savait pourtant, sûr qu'au fond d'elle, elle savait. Alors pourquoi elle est encore tombée ?

Posté par papierfroisse à 15:30 - La putain - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 17 janvier 2008

Le poids des autres, le choc des images

La putain, était une fille plutôt sympa. Elle (dé)mène sa vie de front : un mari gentil, deux boucles blondes, un job presque à la con, avec des collègues très cons, elle-même la propre conne de ses collègues (en même temps, c'est le jeu ma pauvre Lucette).

D'ordinaire, on l'aime bien. Même que des fois, on l'invite à dîner, c'est dire. Elle sait se tenir et a parfois quelques traits d'humour ou  de bons mots. Elle est grande, brune, genre boîte à fantasmes pour cadres lubriques. Mais elle ne faisait pas qu'être une image pour eux, de temps à autre, elle prenait corps. Elle devenait chair.

Elle profite, sans forcément sauter sur tout ce qui bouge, non, mais elle profite. "La putain", c'est le petit surnom qu'un jour, il lui avait donné. Y en a c'est ma mignonne, d'autres ma chérie. Pour elle, c'était ma putain. Trop de mecs, trop en même temps pour mériter de doux sobriquets. Mais elle s'en foutait souvent, du regard des autres sur sa petite vie.

Sauf qu'un jour, la putain, elle a fini par trouver ça un peu lourd. Les images qu'il lui renvoyait. Elle savait que ce n'était pas pour lui faire du mal, à elle. Mais elle en avait quand même un peu. A force.

Alors la putain, elle est morte. A l'intérieur. Elle a essayé d'en parler, à ses amis, des gens cool. Mais autant où, perchée sur ses talons aiguilles en jupe courte, elle pouvait être voyante, parfois, elle savait aussi devenir transparente, ils n'ont pas vu la faille.

Survivre ?

Posté par papierfroisse à 08:00 - La putain - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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