Papier froissé

des mots jetés, en vrac, confusion parfois, des petits morceaux de papiers froissés

jeudi 20 mars 2008

Le mec parfait

Et voilà Brad, encore une fois... Encore une fois tu te fourres dans des situations pas possible.

Une fois c'est la déprimée qui sort d'une relation qui lui a flingué les neurones, une autre, la nana qui se cherche depuis son adolescence, une autre encore qu'a toujours pas trouvé son âme sœur et qui se tape plein de mecs, désespérée en se disant qu'un de ces quatre, elle trouvera bien la chaussure qui va bien.

Et toi dans tout ça ? T'écoutes, tu les fais rire, tu essaies de les sortir de leur ténèbresà la con. Pourquoi ? Tu te poses encore la question !  Mais c'est bien sûr ! T'aimes pas tout ce qui est noir. Depuis qu't'es tout petit on te rabâche que la gentillesse est toujours appréciée. Alors tu continues, t'es droit, t'es fort, tu soutiens. Tu fais ça depuis toujours putain, alors un peu plus ou un peu moins...

Mais le problème mon petit gars, c'est que si tu penses que tu vas les mettre dans ton lit toutes ces nanas, tu te fourres grave le doigt dans l'œil. Et oui ! Parce que ces filles-là, c'est pas de toi dont elles ont envie. Ce qu'elles veulent, c'est du dur, du brut, du qui fait mal. Des mecs dont elles savent que l'issue risque d'être douloureuse. Çà, ça les fait vibrer.

Mais toi t'es quoi ? Toi, t'es le meilleur pote, celui qu'est "génial", celui dont toutes les femmes rêvent. Mais c'est con, pas elles...

Alors Brad, tu continues à faire pit', ou tu changes ton fusil d'épaule ?

Posté par papierfroisse à 10:08 - Brad - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 mars 2008

Paloma, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

Quelle conne ! Non mais quelle conne !

En même temps, j'aurais dû m'y attendre, hein ? Qu'est ce que j'espérais ? Une histoire qui finit bien ? Pffff, foutaises ! Ces histoires là ne sont pas les miennes !

Qu'est ce qu'il m'a pris, aussi ?

J'ai couché avec mon meilleur ami. Pas qu'une fois, deux. Histoire d'être sûre, quoi. J'ai couché avec mon meilleur ami, celui qui vit avec un homme. Depuis deux ans. Histoire de faire simple, quoi.

Hier, on s'est retrouvé en fin de journée. On a marché dans les petites rues de la ville, bras dessus, bras dessous. Il me dévorait du regard, et j'aimais ça. Oui, j'aimais ça. Il m'a dit j'ai eu envie de toi toute la journée. J'ai souri et je l'ai emmené chez moi. On a fait l'amour et c'était bon. Dieu, que c'était bon.

Il m'a dit que Dan, son mec, serait son dernier. Il m'a dit qu'il aimait les femmes, que j'avais su le lui rappeler. Il m'a dit de si jolies choses... J'aurais presque pu les croire. D'ailleurs, je l'ai un peu fait. 

Ce soir, il avait cuisiné pour moi. J'avais prévu un bon vin. Il est passé me chercher. Il m'a tenu la porte, j'ai grimpé les escaliers devant lui. En ouvrant la porte de l'appartement, une odeur d'encens. Des bougies, des fleurs, et son mec nu sur le canapé.

Je me suis sauvée en courant. Mais me suis-je sauvée vraiment ?

Me voilà chez moi, à boire seule la bouteille que j'avais prévue pour deux, enchaînant les clopes et les chansons tristes. Pathétique.

Et la suite, c'est quoi ? Vous avez une idée, vous ?

Posté par papierfroisse à 14:53 - Paloma - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 mars 2008

Sale gamine


Meg est une colérique, une vraie de vraie ! Elle en fait souvent baver à ses deux hommes. Son mari s'est habitué depuis le temps qu'elle le fait tourner en bourrique mais son Maître !

Il a du mal à la dompter sa furie. Elle lui en fait baver parfois mais ça ne l'arrête pas. Alors son Maître devient vite un Docteur Es Guimauve. Et ça la fait rire ça Meg ! Oh oui elle s'amuse elle ! Faut dire qu'elle s'ennuie des fois alors à défaut d'aller bosser chaque jour elle joue à faire la chieuse avec ceux qui lui tombent sous la main. Elle sait minauder aussi, c'est une femme ! Mais ce qu'elle préfère c'est feuler !

Un "je t'aime" au mauvais moment, un "j'ai envie de toi" malvenu, un point déplacé ou une virgule de travers et elle explose Meg.
Le Maître Guim' n'ose plus rien dire, ne sait plus s'il doit aimer le rouge ou aimer le noir.
Pourtant elle l'aime son gentil matou, elle ferait tout pour lui. Une fois Meg lui a reproché de ne pas passer la voir assez souvent. Alors il est venu chaque jour, chaque soir. Et quelques jours après, elle lui a claqué la porte au nez ! C'est vrai quoi, il l'étouffait à être toujours derrière elle. La fusion elle déteste ça ! Maître Guim' a fait attention et est venu moins souvent. Et là, Meg a explosé à nouveau ! Il ne l'aimait pas assez cette fois et ne s'occupait pas assez d'elle !

Mais comment peut-on l'aimer Meg ?

Posté par papierfroisse à 22:06 - Meg - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 7 mars 2008

Con-traduction

Y voir un peu plus clair, pour déconner, heu, décoder.

Il y a ceux qui disent rose, mais qui veulent des rayures.
Il y a ceux qui en crèvent d'envies, mais qui ne font que crever.
Il y a ceux qui disent qu'ils feront bientôt sachant pertinemment qu'ils ne feront pas.
Il y a ceux qui sont dans leurs putains de rêves et qui n'assument pas.
Il y a ceux qui allument et qui attendent la bonne braise pour jeter un sceau sur le feu pour l'éteindre, sans prévenir.
Il y a ceux qui pensent et puis qui oublient.
Il y a ceux qui changent d'avis comme ils changent de string; un jour rouge, un autre noir.
Il y a ceux qui veulent maigrir et qui mangent que du gras.
Il y a ceux qui vivent l'inutile et zappent l'indispensable.

Et dans ce grand bordel, vous ? vous vous y retrouvez ?

Posté par papierfroisse à 12:45 - les autres - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 2 mars 2008

La casse-muraille

Depuis ce matin, rien ne va bien.  Carla a comme la sensation de ne pas être là où elle devrait. Ni au bon endroit, ni au bon moment. Toujours à côté de la plaque. Merde, elle était pourtant sûre d'être dans les clous. Une heure avant, elle l'était, oui. Et puis, hop, va savoir pourquoi, ce qui se passe, elle n'y est plus. Plus du tout.

Tout ce qu'elle tente finit par foirer. Elle se brûle, elle se cogne contre les portes, dans les encoignures. Pourtant, ça se remarque normalement, l'ouverture d'une porte. Faut vraiment être bigleuse pour y voir que dalle. Elle était bien sûre qu'elle pouvait foncer parce que juste avant, il l'avait ouverte bien grand. Elle a vraiment eu l'impression qu'il lui disait, vas-y, vient, entre. Et puis, non. En pleine gueule. Collision fatale : le front, l'épaule, les doigts de pieds. Et ça, putain, ça fait mal.

Et si elle ferme les yeux très fort, elle peut passer à traver les murs ?

Posté par papierfroisse à 16:23 - Carla - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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