dimanche 30 décembre 2007
Le photographe
Carla avait décidé de dire oui. Elle était en confiance. Elle savait qu'il ne serait pas un crevard assoiffé de sa peau et de son cul. Enfin, c'est ce qu'elle pensait, et elle avait assez raison. Oh, son petit cul ne lui déplaisait pas, pour être vraiment honnête, mais il etait resté très pro.
Carla ne savait pas trop bien comment faire. Elle en avait pris des tonnes, des noirs, des blancs, des colorés, tous entassés. Il avait bien rit son photographe. Remarque à une certaine époque, il serait bien venu avec plein de pellicules lui, alors, Carla avait pris tous ces dessous, ou presque.
D'abord habillée, un peu, histoire de rentrer doucement dans l'ambiance. Puis vite nue. Pas de fausse pudeur entre eux, elle enfilait sous ses yeux les différentes tenues. Faut dire aussi, qu'avec le photographe, Carla et lui partageaient un truc un peu spécial. Le photographe n'était pas un amant, un peu plus qu'un ami. Un truc à eux.
Ils ont bien du tenir 3 heures. Lui avec son appareil : obturer, régler, fixer, en main, sur le trépied, plongée, contre-plongée, gros plan, cadrage. Et Carla, avec sa main devant, ses reins cambrés, ses cheveux en arrière ou en avant. Bander les muscles, rentrer le ventre, sortir un ou deux abdos.
Carla a beaucoup aimé se montrer nue devant l'objectif. Elle s'est jurée de recommencer. Et son photographe, il n'a pas dit non!
En pensant aux résultats, quand le dernier string fut enlevé et que l'appareil était dans sa boite, Carla s'est demandé quelle tête allait-il pouvoir faire en voyant ses photos... Pas Pat, hein, pas le mari. Bah, non, celui-là, on sait bien qu'il ne les verra pas les photos. C'est peut-être con, s'il les voyait, il aurait peut-être envie de la baiser, non ?
samedi 29 décembre 2007
Un début, un milieu et une fin, ou presque. Ils ne savent pas trop
Greg va bientôt quitter Carla. Oui, il n'y a rien de très étonnant là-dedans, c'est pas vraiment un scoop. On finit toujours par se quitter, un jour ou l'autre. Parfois c'est vraiment une séparation de corps, d'autre fois, on s'éloigne seulement, séparation d'esprit.
Greg ne s'attendait pas à Carla. Il ne s'attendait plus à rien d'ailleurs. Un beau jour, il a laissé entrer Carla, ou plutôt c'est lui qui est rentré. Tout ça n'a plus vraiment d'importance. Greg, il avait aussi son amie, une relation tranquille, elle chez elle, lui chez lui. Il en a parlé un jour à Carla, de cette amie, mais vaguement. Comme un célibataire avec une sleeping/fucking/sweety-friend un peu plus qu'occasionnelle mais pas vraiment officielle non plus.
Au fur et à mesure, Carla s'est mise à rêver, à aimer. Parce qu'elle est un peu romantique, la Carla. Elle fond vite. Elle se laisse faire. Le pire c'est que Greg aussi.
Ils avaient l'impression que leur histoire n'était pas banale. Enfin quand on est dedans, c'est toujours ce qu'on se dit : "nous, on est les plus fort, notre amour est différent, il est invincible" et tout le bordel. Ils aimaient bien vivre avec cette idée que le couple improbable qu'ils formaient étaient un plus dans leur vie à chacun.
Ils s'étaient jurés, croix de bois, croix de fer et même l'enfer, que rien de tout ce qu'ils vivaient ne devaient les faire souffrir. Mais ce sont de belles conneries tout ça. C'est ce qu'on se dit toujours quand tout va bien. Et après ?
vendredi 28 décembre 2007
Serial B
Lui, il la fait rire Carla. Elle se sent désirable. Elle aime bien son côté serial baiseur assumé mais pas tant que ça.
Quant ils sont ensemble, elle prend son pied, à chaque fois. C'est qu'il sait y faire, c'est même un peu sa fierté ! Ils sont assez joueurs tous les deux. Ils assument leurs envies. Elles les mènent dans les chambres d'hôtel, dans les cages d'escaliers, dans leurs voitures. Carla aime ses coups de reins, Serial B aime son petit cul. Alors ils s'entendent bien. Ils se voient de temps en temps. Quand Madame le laisse sortir. Quand il arrive à mentir, un peu. Il n'aime pas trop ça. Mais il faut ce qu'il faut.
Carla ne ment pas beaucoup non plus, elle arrange sa réalité. Elle dit toujours où elle est, presque avec qui. C'est plus facile. Carla sait bien faire.
Un jour quand même, il lui a dit. Que c'était pas juste son cul qui comptait. Carla a souri. L'a-t-elle cru ?
Planter le décor
Greg est un faux célibataire comme il est existe plein. Un de ceux qui n'assume pas vraiment, qui vous le disent après, voire trop tard.
Elle, c'est Carla. Carla est une femme marié depuis un bail. C'est à dire qu'on ne compte plus. Elle vit avec Pat. A côté de Pat. Parfois, Pat et elle se retrouvent. Parfois. De moins en moins souvent.
Carla est une petite pépé, une poupée jolie. Elle n'est pas trop bête, mais on ne la prend pas trop au sérieux. Trop pépette, pas assez stricte, pas assez tailleur chanel. Mais elle s'en fout, Carla. Carla aime bosser, sortir et danser, parler, être séduite.
Alors quand Greg s'est pointé, avec son destrier plus très blanc, mais quand même. Elle s'est laissée un peu faire, la Carla. Putain, c'était agréable. Elle s'est senti différente pour une fois.
Oui, parce que des un peu comme Greg, elle en a eu. Pas plein, mais quelques uns.
Elle en a même encore sous le pieds. Parfois, ça l'amuse, d'autres fois, elle se demande un peu à quoi ça sert tout cela. Mais elle n'avait jamais ressenti ça avant lui. Jamais. Elle n'est pas bien sûr qu'il ait compris.
Quitter Pat ? Peut-être. Mais Pat, il est plutôt bien. Il n'a plus le physique de ses vingts ans, mais bon. Il n'aime pas sortir, mais il ne l'empêche pas d'y aller seule. Il s'occupe des enfants, accessoirement, il sait faire le ménage, la bouffe. Alors quoi ?
jeudi 27 décembre 2007
Avant propos
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés est totalement fortuite. Ou presque.
Vous en reconnaissez quelques uns ?
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